Art | 23 mars 2026

Isaac Levitan, et ses paysages de lumières

Né en 1860 dans une Russie qui se transformait à toute vitesse, ce fils d’une famille juive modeste est entré à l’école de peinture de Moscou et a découvert l’art du paysage. Isaac Levitan s’est dit que chaque arbre, chaque étang, chaque colline recèlait une humeur, une présence, une manière d’être à l’espace et au temps. Alors il a peint la terre russe.

Une vie entière à percevoir les lieux

Isaak Levitan a passé sa courte existence à sillonner les parcs, les forêts, les villages, il est revenu sur les mêmes lieux à différentes saisons, à la façon de Monet, pour observer la torsion d’un tronc sous toutes les lumières, la façon dont l’automne alourdit ses couronnes avant de se charger de lourde neige. On reconnait Levitan aujourd’hui comme un peintre de l’âme russe mais ce qui me plait dans son travail, c’est qu’il fait de chaque être végétal un personnage à part entière. Il interroge notre perception du paysage, de l’eau, et de la forêt. Pour moi, un sommet du naturalisme pictural, dont chaque tableau est devenu culte.

Le Soir. Après la pluie. Automne doré

J’ai le rêve d’organiser une exposition avec les meilleurs tableaux de paysages, un jour. Si ça vous dit de m’aider, on pourrait le faire avec le Dome, ma fondation pour l’éducation au territoire. N’hésitez pas à me le dire si ça vous chatouille aussi. Pour qu’on en fasse une réalité.