CV et biographie

Aujourd’hui j’ai 37 ans, j’habite à Vannes avec ma famille sur les rives d’une des plus belles baies du monde : le golfe du Morbihan.

Aîné d’une famille de trois enfants, j’ai grandi dans les campagnes provençales et normandes, limousines et picardes. Puis j’ai passé ma vie d’adulte à Paris, à Rome et en Bretagne.

Ma famille maternelle est plutôt terrienne. Ce sont des paysans et forestiers enracinés dans les vallons du Lyonnais. Certains ont consacré leur vie à l’intérêt général par des mandats municipaux et associatifs. Cela vaut pour ma mère, lorsqu’elle n’enseigne pas l’histoire et la géographie en lycée agricole.

Ma famille paternelle est plus déracinée. On y trouve des marins, des aviateurs et des musiciens… Immigrés italiens sur la Garonne ou sur les rives de la Méditerranée. Mon père a choisi de devenir ingénieur et cette branche de la famille m’a transmis le goût du vent, du ciel et de la mer.

Plutôt bon élève, j’ai pu pratiquer un sport de haut niveau et faire des études supérieures. J’ai découvert Paris à 17 ans et c’est en provincial curieux et enthousiaste qu’a démarré ma vie d’adulte en 2003.

Après un lancement de carrière en entreprise dans les ressources humaines et le numérique, je me suis interrogé – comme beaucoup de jeunes actifs de ma génération – sur le sens de mon travail, et j’ai entrepris un séjour sabbatique au Tibet, en Chine et à Rome.

Étrangement obsédé par l’antique civilisation phénicienne, j’ai entamé en 2013 l’écriture d’un ouvrage historique. Cette démarche m’a révélé l’importance des relations immémorielles entre l’orient et l’occident, mais aussi entre technologie et civilisation.

J’ai toujours accordé de l’importance à la chose publique, mais la relation entre technologie et écologie m’a conduit droit vers l’engagement militant, associatif et politique depuis les attentats du 13 novembre à Paris et la COP21 en 2015.

Mon passage de trois ans au sein de Spintank à Paris jusqu’en 2018 a joué un grand rôle dans ma compréhension de nos choix technologiques, en particulier du numérique.

C’est à cette époque, en 2016, qu’on m’a offert l’opportunité d’enseigner sur ce thème à Sciences Po Paris. Henri Bergeron fut le premier à me faire confiance. Puis Hetic, Centrale Supélec, Centrale Nantes, Mines ParisTech et NeomaBS. Aujourd’hui, je propose aux étudiants un regard historique sur les technologies, une écologie du numérique, une écologie de l’attention, une introduction aux technologies de la pensée. Je réfléchis aussi à des formats systémiques comme une simulation de COP pour 300 étudiants. Je m’inspire du regard de Grégory Bateson et de Michel Serres.

En 2019, ma petite fille Diane est née.

En 2020, avec Anne Le Corre et Erwan Pannier, nous avons imaginé le Printemps écologique, une idée folle : le premier éco-syndicat au monde pour accélérer la transition de l’appareil productif par la négociation collective. L’initiative rassemble déjà une dizaine de syndicats et plusieurs milliers de sympathisants à travers la France. Le Printemps écologique, avec Ouishare, l’Ademe, l’Anact et les Collectifs préparent notre premier festival pour le week end du premier mai 2022. Vous en saurez plus sur notre page wikipedia.

A l’été 2021, nous avons lancé avec Maxime de Rostolan et le navigateur Arthur Le Vaillant, une coopérative d’intérêt collectif, Sailcoop, dont le siège social se situe à Vannes. Nous cherchions à offrir une alternative à l’avion pour les courtes et longues distances et nous avons inventé le premier réseau coopératif de voyage en voiliers, à la recherche d’un équilibre entre tradition et modernité, innovation et frugalité. Parce que nos choix technologiques sont des choix politiques. Et parce qu’un projet technologique dessine en fait un projet de civilisation.

En janvier 2022, j’ai décidé de démarrer une nouvelle activité, celle de conférencier. En quelques mois, j’ai eu la chance d’intervenir auprès de publics variés dans le monde étudiant et en entreprise. J’interviens de plus en plus auprès de PME, d’ONG ou d’administrations publiques à l’occasion de conférences ou de missions de conseil sur la relation entre l’intelligence artificielle et le vivant, les territoires, le métavers, la défense, l’écologie du numérique ou encore l’écologie de l’attention. En somme, tout ce qui se situe dans la relation entre l’humain et son milieu, à la croisée de l’espace et du temps.

Je ne m’y attendais pas mais plusieurs sociétés de renom m’ont proposé de les accompagner dans un travail de prospective. J’ai donc créé une société de conseil, de formation et de prospective, je l’ai baptisée Alma Mater, un terme très ancien qui signifie ‘mère nourricière’ en latin.

En mars 2022, je me suis lancé dans l’écriture de mon premier essai sur la technologie comme pierre angulaire de nos dérèglements. Ma première idée de titre : « Ce qui nous gouverne » qui fait écho à « Ce qui nous lie ». J’espère une publication en 2023 et j’ai trois pistes d’éditeurs.

En avril 2022, j’ai commencé une formation de scénariste de bande-dessinée avec le projet d’adapter une oeuvre culte de la science-fiction. J’ai choisi un planet opera de Dan Simmons qui met en scène l’éternel dilemme entre la puissance technologique et l’élan vital.

En mai 2022, ma formation bd ayant légèrement modifié mon regard sur la relation texte/image, mon compte Linkedin a commencé à vibrer : les posts que j’ai partagé ont atteint en un mois plus d’un million et demi de personnes. Plusieurs projets d’éditions sont en train de naitre de cette dynamique et j’espère vous en parler très vite.

Voilà, j’en suis là. Et j’ai encore des dizaines de projets dans mes tiroirs… Tout simplement parce que je crois fermement en un avenir meilleur.

Tout reste à penser et à faire. Si la rencontre entre écologie et anthropologie vous interpelle,

Ecrivez moi !

maximeblondeaupro@gmail.com

A la pointe de KERPENHIR, en 2021