đŸ—ș La vallĂ©e des merveilles, la Californie 🌮 â›°ïž

Oublions Hollywood et la Silicon Valley, Malibu et LA et contemplons la terre.

Le relief extraordinaire de cet Ă©tat littoral de l’OcĂ©an Pacifique s’explique par la tectonique des plaques et une orogĂ©nĂšse unique au monde, c’est-Ă -dire l’ensemble des processus entrainant la formation des montagnes. 

La plaque pacifique glisse lentement vers le nord-ouest, et ce frottement provoque des sĂ©ismes rĂ©guliers, notamment sur la cĂ©lĂšbre faille de San Andreas qui court du golfe de Californie (au sud) au nord de San Francisco dont on aperçoit la baie. VoilĂ  pourquoi les Californien, un peu comme les Napolitains, redoutent le « Big One Â», la catastrophe ultime qui ferait beaucoup de victimes, Ă  l’instar du tremblement de terre qui a quasi-rasĂ© San Francisco de la carte en 1906.

La Californie est une des rĂ©gions les plus riches et les plus diverses du monde au niveau Ă©cologique. À cause de l’étendue de l’État (environ 80% de la France) et de la diversitĂ© des rĂ©gions bioclimatiques, la couverture vĂ©gĂ©tale est trĂšs variĂ©e. Le manteau forestier et montagneux couvre 40 % du territoire californien. On dit que le climat est mĂ©diterranĂ©en sur Los Angeles, mais on y trouve des dĂ©serts, des massifs rocheux, des paysages brumeux liĂ©s au courant arctique qui descend de l’Alaska. La cuvette centrale de l’état forme un aspirateur, comme un cocon de chaleur.

Les essences les plus courantes sont le chĂȘne et plusieurs types de conifĂšres (pins, sapins).

On y trouve aussi le sĂ©quoia gĂ©ant, un arbre immense, l’organisme vivant le plus volumineux de la planĂšte.

Sa faune est d’une telle richesse qu’il parait impossible d’en donner un aperçu fidĂšlei, entre Ours, aigles, phoques, mammifĂšres, insectes, oiseaux, reptiles
  On consiĂšdre souvent que Le colin de Californie, le Grizzly de Californie, la baleine grise (Eschrichtius robustus), l’Hypsypops rubicundus (poisson) et le papillon Zerene eurydice sont des animaux reprĂ©sentatifs de l’État.

Mais cette richesse fabuleuse est mise en danger par les ruĂ©es humaines successives du XIXĂšme siĂšcle. Aujourd’hui, Ă  l’instar de l’Australie, l’habitat de la faune sauvage californienne est en passe d’ĂȘtre dĂ©truite par les incendies gĂ©ants successifs : nationalgeographic.fr/animaux/2020/09/californie-australie-la-faune-sauvage-assiegee-par-les-feux-de-foret.

Les consĂ©quences globales des activitĂ©s humaines sur les Ă©cosystĂšmes californiens sont extrĂȘmement lourdes :

💩  La gestion des ressources en eau est un enjeu majeur en Californie et l’eau est devenue un objet de concurrence entre les agriculteurs, les industriels et les citadins. Aujourd’hui, la moitiĂ© de l’eau consommĂ©e provient des Etats voisins.

Le lac Owens est assĂ©chĂ© depuis prĂšs de trente ans ; le fleuve Colorado n’est plus qu’un ruisseau quand il entre au Mexique, ce qui pose des problĂšmes de renouvellement de l’eau dans le golfe de Californie, qui est de plus en plus salĂ©, comme mort.

Les ponctions en eau dans la VallĂ©e Centrale affectent la migration des saumons vers l’amont.

Un phĂ©nomĂšne qui ressemble Ă  ce qui s’est passĂ© en Bretagne Ă  plus petite Ă©chelle au XXĂšme siĂšcle, quand les saumons remontaient encore les riviĂšres du massif armoricain.

Plus inquiĂ©tant encore, l’agriculture intensive provoque la pollution des nappes phrĂ©atiques et des cours d’eau, en particulier dans la VallĂ©e centrale.

💹 L’autre grand problĂšme Ă©cologique de la Californie concerne la qualitĂ© de l’air : L’État fait partie des 12 premiers Ă©metteurs mondiaux de la planĂšte, juste un peu en dessous de la France, pour 40 millions d’habitants. Los Angeles est une mĂ©galopole ultra polluĂ©e.

đŸ”„ Enfin, de grands incendies touchent les forĂȘts californiennes et menacent les villes du sud chaque Ă©tĂ©. Ils sont en gĂ©nĂ©ral dĂ©clenchĂ©s par la foudre et se diffusent rapidement en pĂ©riode de sĂ©cheresse.

Pourtant, la Californie a Ă©tĂ© de longue date sensible aux questions environnementales.On peut mĂȘme considĂ©rer qu’elle fait partie des lieux de naissance de l’écologie mondiale. DĂšs le xixe siĂšcle, des amoureux de la nature tels que John Muir ont interpellĂ© les pouvoirs publics sur la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger les richesses naturelles de la rĂ©gion avec les premiers parcs naturels.

En 2022, prĂšs de la moitiĂ© du territoire californien est protĂ©gĂ© par l’État.

Ce qui est unique au monde.

La Californie est l’État qui a crĂ©Ă© le plus de parcs nationaux aux États-Unis : 25 324 kmÂČ. dont le parc national de la vallĂ©e de la Mort, et les parcs de Yosemite et de Redwood qui sont classĂ©s sur la liste du patrimoine de l’HumanitĂ© de l’UNESCO.

Le 21Ăšme siĂšcle sera pour la Californie comme pour le monde entier, le siĂšcle charniĂšre.

Cet Ă©tat pionnier, leader mondial, saura-t-il renoncer Ă  ce qui l’empĂȘche d’opĂ©rer sa mue dĂ©cisive? Saura-t-il articuler high tech et low tech, capitalisme et redistribution, soft power et rapports de force pour imposer une conscience de l’avenir ?

EspĂ©rons-le, au moins pour les trĂ©sors gĂ©o et biologiques qui peuplent ces terres. 

Credit Map : Sean Conway pour Muir-way.com

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