🌳 Le chêne liège n’est pas un arbre comme les autres

Voici une carte de son expansion en méditerranée et sur le littoral atlantique.

Originaire d’Europe du sud et d’Afrique du nord, le chêne liège s’épanouit dans les régions chaudes et peut atteindre 800 ans d’âge. On le trouve jusqu’à 500 m d’altitude. C’est une espèce calcifuge (adaptée aux terrains siliceux et acides), héliophile (qui a besoin de lumière du soleil) et thermophile (qui peut s’épanouir dans les températures élevées).

Certaines régions, comme l’Alentejo au #Portugal, sont couvertes à 76 % de chênes liège, et ce sont précisément ces forêts qui n’ont pas été touchées par les incendies terribles de cet été. Les résineux du parc superbe de la Serra da Estralla sont encore dans l’enfer des flammes à l’instant où j’écris ces lignes.

Cet arbre est étrange, le chêne liège. Sa couleur et son aspect, avec ses croûtes énormes d’écorce odorante me fascinent depuis l’enfance.

Le #liège en est extrait depuis 3 ou 4 siècles. Isolant thermique, acoustique et vibratoire, et résistant à l’eau grâce à la subérine qui imprègne ses cellules, le liège femelle sert à fabriquer des bouchons de bouteilles alors que le liège mâle peut être transformé en panneaux d’isolation.

Son écorce présente des vertus médicinales que toutes les grand-mères portugaises connaissent.

On appelle ses forêts des suberaies en français (montados en portugais) et elles sont cruciales pour la préservation de la biodiversité de ces régions ;

Non seulement elles accueillent des espèces protégées comme le lynx ibérique ou l’aigle impérial, des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens mais ces milieux jouent aussi un rôle dans la régulation du cycle hydrologique, la protection des sols et la séquestration du carbone. https://buff.ly/3c792um.

Ce type de forêt est considéré comme l’un des 35 écosystèmes les plus importants au monde pour la préservation de la biodiversité, au même titre que l’Amazonie, la savane africaine et les forêts primaires de Bornéo.

En plus de réduire les pertes d’eau, son écorce permet une adaptation exceptionnelle aux incendies : la sélection naturelle a favorisé cette espèce car le liège est un excellent isolant et le feu n’atteint pas l’aubier, la partie vivante sous l’écorce.

Planter cette essence est donc potentiellement d’un grand intérêt pour limiter les dégâts récurrents des incendies estivaux dans les régions méditerranéennes.

Le chêne liège résiste au feu : https://buff.ly/3pAf21D

Avec le changement climatique, dont les effets se sont fait ressentir pendant cet été caniculaire, pourquoi ne pas planter davantage de cette essence formidable en France et dans toutes les régions exposées à des risques d’incendies grandissants?

Inspirons nous de millénaires d’adaptation de la nature !

crédit map : https://buff.ly/3QYrTq9

#arbre#canicule#incendies#biomimétisme#végémimétisme#climat

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